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52 marathons within one year of United States of America
22
Nov

David Redor – 48ème marathon de son défi 2016 à Philadelphie : Un chrono inespéré dans un froid polaire !

Après une semaine bien remplie (sept marathons en sept jours), un vol de nuit et trois heures de décalage horaire, me voilà arrivé à Philadelphie.

Je fais une bonne sieste pour récupérer un peu et me rends à l’Expo Health and Fitness du marathon où je retire mon sac et mon dossard. Il fait très bon et si le temps dure jusqu’à demain, ce ne sera que du bonheur pour la course. Je vais ensuite manger au centre-ville, mais, en sortant du restaurant, c’est l’horreur : on vient de passer de 21° C à -2° C en moins de deux heures et un vent fort souffle ! Je suis vraiment maudit à l’approche de la côte Est cette année. Elle n’aura vraiment pas voulu de moi. Je rentre vite à l’hôtel et regarde la météo pour préparer mes affaires. C’est bien ce temps que l’on aura demain pour la course : -2° C, vent en rafales à 55 km/h et risque de neige ! La totale. Je prépare donc mes affaires et m’endors en évitant de penser au temps qu’il fait dehors.

Le réveil sonne à 6h. Je prends mon Immun’Âge®, un petit déjeuner en vitesse et je m’apprête. Je prévois quatre couches en haut, dont un col roulé et un coupe-vent, une capuche avec les lunettes dessus, des gants, et une bonne couche sur les jambes. Je me rends à pied au départ situé à vingt-cinq minutes de mon hôtel. Il fait un froid polaire et le vent souffle vraiment très fort en rafales. En arrivant sur l’aire de départ, je m’aperçois que je suis dans le sas noir c’est-à-dire dans le sas des coureurs qui ont un temps de référence entre 3h35 et 3h59min. L’organisation a dû se tromper car je ne leur avais pas donné ce temps de référence. Je vais donc me mettre au fond du sas et partir sur un rythme de quatre heures pour ne gêner personne.

7h : Le départ est donné et mon sas part cinq minutes après le coup de pistolet. Les départs des sas sont espacés de cinq minutes, je ne gênerai donc personne d’autant que nous partons dans le centre-ville où les avenues sont larges. Petit avantage aujourd’hui malgré tout : je connais le parcours pour avoir déjà couru ce marathon il y a quelques années. Je pars donc sur un rythme de quatre heures. Nous courons les premiers kilomètres dans le centre-ville et la foule est au rendez-vous malgré le froid et le vent glacial. Je passe au 5ème km en 29 minutes. Un petit tour au bord du fleuve Delaware et nous revenons vers le centre qui est très animé et où il y a une très bonne ambiance. On me félicite pour mon challenge 2016. J’aurai le temps d’expliquer à certains que j’ai, en fait, 24 marathons de plus au compteur car c’est mon 72ème de l’année aujourd’hui. Ils seront tous admiratifs et inspirés. J’arrive au 10ème km en 59 minutes.

Nous sortons progressivement du centre-ville et nous enchaînons quelques montées pour arriver dans un grand parc où se situe la seule grosse difficulté du marathon : une montée assez longue et raide qui nous emmène au 15ème km que j’atteins en 1h31min. Je suis régulier jusqu’à présent et je me sens bien, alors j’en profite. Nous nous en sortons plutôt bien avec le vent car nous ne prenons que quelques rafales de face qui, bien qu’elles nous clouent malgré tout sur place, sont assez rares.  Le vent est avec nous la plupart du temps. Les enchaînements sont rapides et le parcours très agréable.

Un petit tour dans West Fairmount Park et nous revenons vers la ligne d’arrivée. Je passe aux 20 km en 2h03min et boucle le semi-marathon en 2h10min. Le chrono est assez bon et les jambes suivent, alors je continue. Je salue la fameuse statue de Rocky (Sylvester Stallone) en passant avant d’attaquer l’autre côté du parc pour un aller-retour le long de la rivière Schuylkill.

Le vent continue de tourbillonner et nous ne pouvons éviter quelques très violentes rafales. Mais il fait tellement froid qu’il faut enchaîner car il ne ferait pas bon de s’arrêter. Je passe le 25ème km en 2h36min ce qui est vraiment bien pour mon 72ème marathon. Le parcours est toujours roulant et plat. Au 29ème km il y a une grosse ambiance et beaucoup de monde pour nous encourager. J’en profite pour boire une petite bière qui va me donner un bon coup de fouet.

 J’arrive au 30ème km en 3h10min. Nous arrivons à nouveau dans un quartier très animé avec beaucoup de monde. Cela nous fait très plaisir et nous motive. Nous faisons demi-tour au 32ème km et revenons vers l’arrivée. Comme à l’aller, le vent tourbillonne avec de rares rafales en pleine face. Nous aurons eu beaucoup de chance aujourd’hui bien que nous en prenions quand même quelques-unes assez violentes.

Mon rythme ne faiblit pas et je sais maintenant que mon temps va être très bon. Je passe le 35ème km en 3h44min. Je cours à la corde pour être protégé du vent le plus possible. Je remonte des coureurs par dizaines. Mon mental est, depuis un moment, bloqué sur le mode «je ne lâche rien», et je ne vais rien lâcher. Je continue de relancer et j’arrive au 40ème km en 4h16min.

Une grande ligne droite en faux plat montant et c’est l’arrivée. Je boucle la distance en 4h29min58s et je franchis la ligne d’arrivée plus de 600 mètres plus loin en 4h33min. Un chrono impensable après la dure semaine que je viens de passer : sept marathons en sept jours, plus 1 000 km en voiture après un marathon pour aller voir mon parrain et une tempête de sable en Arizona.

Je récupère ma médaille et de quoi me ravitailler pour plus tard. Je ne m’attarde pas car il fait vraiment trop froid. Le vent souffle tellement fort que l’organisation n’a pas pu monter la ligne d’arrivée. Je vais quand même faire ma petite photo avec la statue de Rocky mais je ne monterai pas les fameuses marches du Musée des Arts –  les « Rocky Steps » – en courant, comme il se doit ! Je rentre rapidement afin de ne pas attraper froid.

Cela m’a fait plaisir de faire un bon chrono sur ce grand marathon de Philadelphie. Le parcours est très agréable et l’ambiance était vraiment excellente et ce malgré ce froid sibérien. Nous avons quand même évité la neige qui est tombée plus au nord.

Je vais maintenant me reposer trois jours avant d’enchaîner onze marathons d’affilée et de prendre un peu de vacances bien méritées à Hawaï. Je vous donne donc rendez-vous la semaine prochaine à Seattle où je vais courir le Quadzilla (quatre marathons en quatre jours) avec, en point de mire, le marathon officiel de Seattle. Bonne semaine à tous.

David

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